Aventure, Historique

Aztèques, Harem (1) et La Voie du Papillon (2) – Eric Costa

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Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.
Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.
Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

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+ le 1er tome démarre directement et avec beaucoup de fluidité, nous sommes vraiment immergés dans cette époque peu abordée en roman d’aventure ! Il y avait bien « Opération Joshua : La prophétie maya » de M.G. Harris en 2008 mais il était tellement lassant… Je n’en ai jamais lu d’égal à Aztèques.

+ le petit côté ésotérique me plaît particulièrement, auquel se prêtent bien les peuples Aztèques et autres (avec mes très faibles connaissances, je n’ai toujours pas réussi à déterminer quel était celui d’Ameyal à l’origine… Maya, Tarasque, « simplement » Huaxcan ?).

+ en parlant des peuples de Mésoamérique, Eric Costa nous donne accès à sa bibliographie indicative à la fin de chaque tome et c’est vraiment top en complémentarité ! Je préfère largement une bonne bibliographie qu’une playlist indicative que je n’écouterai peut-être jamais.. Vous pouvez être sûr que j’ai tout de suite ajouté quelques livres à ma liste d’envie !

+ la culture Aztèque, les croyances et même quelques poèmes et chants dans le 2e tome sont savamment dosés. A l’image de l’héroïne qui n’est pas habituée aux coutumes aztèques, nous apprenons en même temps et au même rythme quels sont leurs dieux et pourquoi, ou encore comment les morts sont préparés pour l’au-delà. Complété par un lexique final qui permet des mots de vocabulaire ainsi qu’un fragment culturel, le texte n’est ni trop lourd, ni trop insuffisant. Quoique, j’ai tellement soif de connaissance sur ces peuples fascinants…!

+ pour rentrer en détail dans l’intrigue, elle est tout à fait réaliste puisque les personnages ne réagissent pas de manière exagérément héroïque… pour notre plus grand désarroi face aux difficultés incessantes sur lesquelles butte Ameyal ! A peine l’espoir naît qu’il est foulé du pieds.. Je suis néanmoins contente de toutes ces difficultés qui me permettent de me mettre à sa place et de m’interroger sur les tactiques envisageables. Cela m’a pas mal rappelé Game of Thrones, avec tous les complots inextricables et situations impossibles, les recherches de pouvoir pour se protéger… Ameyal serait alors Margaery dans mon esprit, sensuelle et maligne, qui rend chaque coup qu’on lui donne et met tout en oeuvre pour accéder au pouvoir dans un désir de vengeance et d’équité.

+ dans le 2e tome, l’auteur nous offre un résumé détaillé chapitre après chapitre du précédent roman, ce qui est une initiative attentionnée puisque de plus en plus rare ! De plus, en tant qu’étudiante, je sais à quel point il peut être fastidieux et ambiguë de reprendre (en conclusion / en préambule ici) tous les éléments clés de notre développement, sans aller dans le détail… Alors merci Mr Costa !

+- enfin, le détail qui m’a pas mal fait rire tient en un mot. Obsidienne. J’avoue n’avoir jamais rencontré ce nom auparavant, qui désigne en fait une roche éruptive de l’aspect d’une verre noir ou vert foncé, mais je peux vous dire que grâce à l’auteur je ne vais pas l’oublier de sitôt ! On le croise pas moins de 6 ou 7 fois, en tout cas assez souvent pour que je l’aies noté ! Malgré tout, ce détail était plus drôle que gênant, et assez espacé pour ne pas être redondant.

[…] les hommes sont des conquérants. Une fois qu’ils ont acquis un territoire et qu’ils l’ont exploré, ils s’en lassent et en cherchent un autre.
– Tous ?
– La plupart d’entre eux.
– Quels sont ceux qui n’en cherchent pas d’autres ?
L’esclave personnelle s’arrête de nouveau. Ses yeux plongent dans ceux d’Ameyal :
– Les lâches et les sages. Les lâches, parce qu’ils ont peur de la mort ou de la solitude. Les sages, car ils savent que la création et l’amour sont les deux choses les plus importantes au monde.

La lecture de ces deux tomes s’est faite successivement et je les ai dévorés ! Si vous êtes adeptes des romans d’aventure se déroulant dans un cadre historique : foncez !

Je remercie une fois de plus Eric Costa pour l’envoi de ces deux livres !

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Perso préf : Macoa, pour changer d’Ameyal ! Elle a pour moi les mêmes traits que cette dernière (et que Margaery Tyrell citée précédemment), peut-être en un peu moins courageuse.. Toujours prête à aider notre héroïne, pleine d’affection et d’attention, elle est sûrement guidée par autre chose que la bienveillance et l’amour pur et simple à l’image de celui prôné par Teicu dans le tome 2, mais cela n’en reste pas moins louable !

En quelques mots : captivant, riche, ardent.

Livre similaire : Campus – Kate Brian (autant de rebondissements, même si le cadre n’est pas du tout le même !)

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2 réflexions au sujet de “Aztèques, Harem (1) et La Voie du Papillon (2) – Eric Costa”

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