Fantastique

Le Sang des Quatre – C. Golden et Tim Lebbon

20200212_164643.jpgfairy-light-stringDans le vaste royaume de Quandis, tout le monde est esclave. Certains sont esclaves des dieux ; d’autres, des hommes.

Protégée par les divinités, vivant dans le luxe et le confort, la famille royale s’acquitte de ses devoirs sans états d’âme. Cependant, tous n’apprécient pas les contraintes de leur fonction. Jeune femme à l’ambition dévorante, la princesse Phela refuse de laisser une poignée d’obstacles – parmi lesquels sa mère, la reine et son frère, l’héritier du trône – lui interdire l’accès à la gloire et au pouvoir dont elle rêve de s’emparer.

Tout au bas de l’échelle, à l’opposé de la famille royale, se trouvent les Baju. Pauvres et opprimés, les membres de cette caste misérable n’ont que deux manières d’échapper à la servitude : la prêtrise… ou la mort.

La magie ayant été bannie de Quandis, l’élite et les Baju coexistent dans une atmosphère de paix relative depuis des siècles. Or, poussée par sa soif de pouvoir, la princesse Phela s’apprête à déclencher une série d’événements aux conséquences irréversibles…

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+ j’ai beaucoup aimé la construction du roman : tout d’abord l’évolution des personnages, rapide puisque nous sommes face à un oneshot, mais efficace. Nous pouvons apprécié des personnages que nous détesterons viscéralement par la suite, et en ce sens le roman est assez original (même s’il rejoint Le Trône de fer notamment, ce n’est pas non plus monnaie courante dans la fantasy que j’ai pu lire jusqu’à présent). Ensuite, la succession de différents points de vue, qui n’est pas également sans nous rappeler GoT et insuffle de l’action au roman.

+ les auteurs n’ont pas peur de secouer leurs personnages, et j’ai adoré ! Des morts auxquelles on ne s’attend pas, des alliances ou trahisons également inattendues… Même si le fil directeur du roman est prévisible, ces petits histoires enchâssées ne le sont pas du tout et font tout le charme de cette oeuvre.

+ manque de temps ou volonté des auteurs, le concept magique du roman n’est que peu approfondi, laissant planer le mystère quant à son origine ou ses desseins. Cependant, cela peut paraître étonnant mais j’ai aimé ce fait. La magie est souvent au centre des romans de fantasy et tout tourne autour, justement, de ses racines et son exploitation. Ici, au contraire, peu importe ses tenants et aboutissants : seul importe ce que va en faire le protagoniste. Libre à chaque lectrice et lecteur d’émettre des hypothèses et d’imaginer le reste puisque le doute persiste : j’approuve ! On n’est pas toujours obligé de trouver toutes les réponses à nos questions dans les romans, et cette avancée narratologique me plaît énormément.

Un roman de fantasy original et efficace, qui laisse peu de doutes sur sa fin mais ne manquera pas de nous surprendre tout du long !

101589677Perso préf : Myrinne, qui recèle derrière sa carapace de grandes qualités. Combative et mordante, elle n’échappe pourtant pas aux questionnements profonds de l’âme humaine.

En quelques mots : percutant, mystérieux, ardent.

Oeuvre similaire : Le Trône de fer, pour ses multiples points de vue et le caractère éphémère des personnages pouvant être balayés d’un revers.

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